Test Epomaker Carbonis : 50 grammes de carbone et un mini écran

50 grammes. C’est tout ce que pèse cette souris. À titre de comparaison, une Logitech G Pro X Superlight 2 affiche 60g sur la balance, et c’est déjà considéré comme très léger sur le segment esports.

Mais Epomaker ne s’est pas contenté de la course aux grammes. La Carbonis embarque aussi une coque en carbone composite, un capteur PAW3950 qui culmine à 30 000 CPI, un polling rate jusqu’à 8000 Hz, et surtout un petit écran LCD sur le dessus qui affiche en temps réel le DPI, le mode de connexion et la batterie. Pour 89,99 $, c’est un package alléchant sur le papier.

Je l’utilise depuis plusieurs semaines, en gaming et en bureautique. Voici ce que ça donne au quotidien.

Prix constaté : 89,99 $Voir le prix sur Epomaker
✅ Les plus❌ Les moins
Poids plume de 50 grammesRéservée aux droitiers exclusivement
Coque carbone composite vraiment qualitativeBouton DPI sous la souris, peu pratique en jeu
Capteur PAW3950, 30 000 CPI, polling rate 8000 HzPolling rate bridé à 125 Hz en Bluetooth
Écran LCD intégré pour DPI, batterie, modeBatterie 300 mAh, autonomie correcte sans plus
Triple connectivité (2.4G, BT 5.0, USB-C)Logiciel uniquement compatible navigateurs Chrome
Configuration via interface web, sans installationPas de dock de charge ni d’option recharge sans fil
Latence ultra-basse (0,375 ms en 2.4 GHz)
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Premier contact : un déballage soigné

La boîte est sobre, noire avec logo Epomaker doré. À l’intérieur, on découvre la souris au centre, protégée dans un berceau en mousse. Dans un compartiment séparé : un câble USB-A vers USB-C tressé (la qualité du câble est appréciable, beaucoup de marques économisent là-dessus), le dongle 2.4 GHz au design plutôt original, un manuel multilingue, et un set de glisseurs PTFE de rechange.

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Détail à noter : la souris arrive avec des glisseurs déjà installés. Les pièces fournies en plus serviront le jour où les originaux seront usés.

Je l’ai prise en noir (la version Black Gold avec liserés dorés discrets). Le coloris Black Purple est plus voyant, plus gaming. À chacun ses goûts.

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Une coque carbone qui surprend

Premier contact, première claque. Vraiment.

50 grammes, c’est tellement peu qu’on a l’impression que la souris est vide. On la prend, on la repose, on la reprend. Le réflexe automatique est de chercher la pile, on croit qu’elle est démontée. Non, c’est juste qu’à ce poids, la perception est bouleversée. Pour quiconque vient d’une souris classique à 90-100 g (Razer DeathAdder, Logitech MX Master), la différence est immédiate et flagrante.

La coque est en carbone composite, et ça se voit. La texture mate au toucher, légèrement rugueuse, accroche bien les doigts. Anti-traces de doigts, anti-transpiration, c’est ce qu’Epomaker annonce et c’est ce que j’ai constaté. Même après des heures de jeu en plein été, la prise reste sèche et stable.

Le design est asymétrique, clairement pensé pour les droitiers. Les boutons latéraux sont sur le côté gauche, accessibles avec le pouce. Pas de boutons sur le côté droit. Si tu es gaucher : passe ton chemin. Aucune ambiguïté là-dessus.

La rigidité est impressionnante. J’ai testé en pressant fortement le boîtier entre le pouce et l’index : aucun craquement, aucune flexion. Pour une souris à 50 g, c’est remarquable. Beaucoup de souris ultra-légères font des compromis sur la solidité (les modèles « skeleton » avec coque ajourée notamment). Ici, le carbone permet d’avoir le meilleur des deux mondes : léger ET rigide.

Les clics gauche et droit utilisent des switches qui produisent un son net, précis, sans être trop fort. Agréable. La molette est crantée, avec un bruit discret et une rotation fluide. Pas de molette infinie comme sur les Logitech haut de gamme, mais à ce prix on ne s’attendait pas à ça.

L’écran LCD : utile ou gadget ?

C’est l’élément qui différencie visuellement cette souris.

Sur le dessus, juste avant la molette, un petit écran LCD en verre affiche en temps réel quatre informations : le niveau de batterie en pourcentage, le DPI actuel, le polling rate, et le mode de connexion (2.4G, BT, filaire). À la connexion, l’écran s’allume avec une animation et tout est lisible immédiatement.

Est-ce utile ? Honnêtement : oui, plus que je ne le pensais.

L’info la plus précieuse, c’est le niveau de batterie. Plus besoin d’ouvrir un logiciel ou de basculer dans un menu système pour vérifier. Un coup d’œil et tu sais. Idem pour le DPI : quand tu changes de palier (notamment via les boutons de la souris), tu vois immédiatement la valeur courante. Pas de devinettes, pas d’essais. Tu vois.

Le mode de connexion est aussi appréciable quand on utilise la souris sur plusieurs machines. Tu sais directement si tu es en Bluetooth ou en 2.4G, sans avoir à tester.

Gadget ou pas, c’est une fonctionnalité qui ajoute de la valeur sans complexité. L’écran consomme un peu de batterie mais reste raisonnable, et on peut le désactiver si on veut maximiser l’autonomie.

Performances en jeu : un vrai bonheur

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Là où la Carbonis se révèle vraiment, c’est en gaming.

Le poids plume change tout sur les mouvements rapides et les flicks. En FPS (j’ai principalement testé sur Counter-Strike 2 et Valorant), la précision des micro-ajustements est immédiate. La main fatigue beaucoup moins sur de longues sessions. Cette légèreté qui surprend au déballage devient un atout central dès qu’on joue sérieusement.

Le capteur PAW3950 fait son travail sans broncher. Aucune perte de tracking sur les mouvements ultra-rapides, pas de fantôme. Les 30 000 CPI sont là plus pour la fiche technique que pour un usage réel (personne ne joue à 30 000 CPI), mais avoir cette marge est rassurant. Pour la plupart des joueurs, on est entre 400 et 3200 CPI, et la Carbonis y est parfaitement à l’aise.

Le polling rate à 8000 Hz est activable via le bouton latéral 1 combiné au clic droit, ou via l’interface web. À 8000 Hz, la fluidité du mouvement est perceptible si tu as un écran 240 Hz ou plus. Sur un 144 Hz, la différence est minime par rapport à 1000 Hz. Activer 8000 Hz consomme plus de batterie, c’est le compromis.

La latence annoncée de 0,375 ms en 2.4 GHz est dans la moyenne haute des souris gaming sans fil. En usage réel, aucun input lag ressenti. C’est aussi bon qu’une connexion filaire pour 99 % des joueurs.

Un petit grief : le bouton DPI est situé sous la souris. Pour changer de palier en cours de partie, c’est impossible sans la retourner. Sur la plupart des souris gaming, ce bouton est sur le dessus ou sur le côté. Ici, il faut planifier ses paliers à l’avance via le logiciel, ou apprendre la combinaison clavier. Pas dramatique, mais un design choisi qui peut frustrer les habitués des changements de DPI à la volée.

Connectivité et autonomie : trois modes, des compromis

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Trois modes de connexion disponibles : 2.4 GHz via dongle, Bluetooth 5.0, et filaire via USB-C.

Le 2.4 GHz est le mode roi pour le gaming. Latence basse (0,375 ms), polling rate jusqu’à 8000 Hz, fiabilité totale. Le dongle a un design particulier, presque comme un mini chargeur. On peut le brancher directement sur un port USB-A, ou utiliser le câble USB-C fourni en mode rallonge pour rapprocher le récepteur de la souris (pratique sur un PC fixe où la tour est loin du bureau).

Le Bluetooth 5.0 est utile pour les usages nomades : connexion à un MacBook, un iPad, un Android. Par contre, le polling rate tombe à 125 Hz et la latence à 8 ms. C’est inutilisable en compétition, mais parfait pour la bureautique mobile.

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Le filaire est l’option de secours quand la batterie est à plat, ou si tu veux vraiment maximiser la latence. Le câble fourni est tressé, souple, de bonne qualité.

L’autonomie est correcte sans être exceptionnelle. La batterie de 300 mAh est compacte (logique pour une souris de 50 g, le poids vient en partie de là), et Epomaker annonce une charge complète en 1 heure. En usage gaming intensif avec écran LCD activé et polling rate à 1000 Hz, je tiens environ 40 à 50 heures. À 8000 Hz, ça tombe à 15-20 heures. Avec écran LCD éteint et BT, on peut grimper à 70-80 heures.

Pas d’option de charge sans fil, pas de dock dédié. Tu branches le câble USB-C, c’est tout. La recharge se fait sans interruption de jeu si tu joues en filaire.

Logiciel : pas de téléchargement ça change tout

Epomaker mise sur une logique différente des autres marques : pas de logiciel desktop à installer.

Toute la configuration se fait via une interface web, accessible directement depuis le navigateur (Chrome recommandé). Tu connectes la souris, tu vas sur le site Epomaker, et tu peux régler les DPI, les polling rates, la lift-off distance, le mode veille, les boutons programmables, la synchronisation des mouvements.

L’approche est rafraîchissante. Pas de bloatware, pas de service en arrière-plan qui consomme de la RAM, pas de mises à jour à gérer. Tout est dans le navigateur. Si tu reformate ton PC, tu n’as rien à réinstaller.

Le seul bémol : la compatibilité est officiellement limitée aux navigateurs basés sur Chromium (Chrome, Edge, Brave, Opera). Firefox et Safari peuvent poser problème selon certaines fonctionnalités. Pour Mac et Linux, ça fonctionne sans souci tant qu’on est sur Chrome.

L’interface est claire, bien organisée. Tu sauvegardes les profils directement sur la souris (mémoire interne), donc tu n’as pas besoin du logiciel ouvert pour utiliser tes réglages.

Concurrence et rapport qualité-prix

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À 89,99 $, la Carbonis se positionne dans le haut de gamme gaming.

Face à l’Epomaker Click à 69,99 $, on a une montée en gamme évidente. La Click pèse plus lourd (autour de 70 g), n’a pas l’écran LCD, et utilise un capteur moins performant. Elle est ambidextre, ce qui peut plaire à ceux qui ne veulent pas être enfermés dans une ergonomie droitière. À 20 $ de moins, c’est une excellente porte d’entrée dans l’univers Epomaker. La Carbonis est clairement le cran au-dessus pour les joueurs qui veulent du sérieux.

Face à la Logitech G Pro X Superlight 2 (autour de 150 $), la Carbonis fait mieux sur le poids (50 g contre 60 g) et propose un écran LCD. Logitech garde l’avantage côté écosystème logiciel (G Hub) et finition globale. Pour 60 $ de moins, la Carbonis offre plus de fonctionnalités mais avec moins de prestige de marque.

Face à la Razer Viper V3 Pro (autour de 160 $), même topo. Razer reste la référence en esports, mais la Carbonis offre un excellent rapport qualité-prix pour qui veut du carbone, du léger et un écran sans casser la tirelire.

À ce tarif, c’est un produit qui mérite vraiment d’être considéré, surtout pour les droitiers qui aiment la sensation ultra-légère.

Caractéristiques techniques de la Carbonis

CaractéristiqueDétail
TypeSouris gaming sans fil ergonomique droitière
CoqueComposite carbone, finition mate laser
CapteurPAW3950 (30 000 CPI, 750 IPS, 50G d’accélération)
MCUNordic 54L
DPI6 paliers : 400 / 800 / 1600 / 3200 / 6400 / 30000
Polling rateJusqu’à 8000 Hz (2.4G et filaire), 125 Hz en BT
Latence0,375 ms (2.4G) / 0,3 ms (filaire) / 8 ms (BT)
Connectivité2.4 GHz, Bluetooth 5.0, USB-A vers USB-C
ÉcranLCD verre, 21,69 x 8,52 mm
Batterie300 mAh, recharge complète en 1 heure
LogicielApplication web (Chrome recommandé)
CompatibilitéWindows, macOS, Linux
Dimensions123 x 66,1 x 42,7 mm
Poids50 g
ColorisBlack Gold ou Black Purple
Prix89,99 $

Cette fiche technique met directement la Carbonis dans le ring des souris gaming haut de gamme. Le PAW3950 est un capteur récent et performant, le polling rate 8000 Hz est devenu un standard chez les modèles premium, et la latence annoncée est excellente. Reste à voir ce que ça donne en main.

Verdict final

L’Epomaker Carbonis est une vraie bonne surprise. 50 grammes de carbone, capteur PAW3950, polling rate 8000 Hz, écran LCD intégré, triple connectivité, le tout pour 89,99 $ : sur le papier comme dans la main, le package est sérieux. La construction en carbone composite donne une rigidité étonnante pour ce poids plume, et l’écran LCD apporte un vrai confort au quotidien sans tomber dans le gadget pur.

Les compromis existent. La forme est exclusivement droitière, donc les gauchers passent leur chemin. Le bouton DPI sous la souris est un choix d’ergonomie qui peut frustrer en jeu. L’autonomie est correcte mais pas exceptionnelle, et le polling rate Bluetooth bridé à 125 Hz limite l’usage compétitif sans fil.

Je la recommande aux droitiers passionnés de FPS qui veulent une souris ultra-légère sans sacrifier la solidité, aux joueurs qui apprécient les fonctionnalités originales (l’écran), et à tous ceux qui en ont marre des logiciels propriétaires lourds à installer. À éviter si tu es gaucher, si tu changes de DPI dix fois par minute, ou si tu veux le top absolu du segment esports avec marque prestigieuse.

Pour tous les autres : une excellente alternative aux références habituelles, à un prix nettement plus accessible.

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