Test du clavier Epomaker TH108 Pro

Je suis toujours à la recherche du clavier idéal : un modèle capable de supporter mes longues journées de travail, mes sessions tardives sur Discord et mes minutes de rage sur Fortnite. Un clavier qui ne s’effondre pas après six mois, qui ne résonne pas comme une casserole et qui ne me demande pas de recharger la batterie tous les deux jours. Quand j’ai posé les mains sur l’EPOMAKER TH108 Pro, j’ai eu ce petit frisson du “ah, il y a peut-être quelque chose ici”.

Ce modèle coche beaucoup de cases, parfois même plus que des claviers vendus deux ou trois fois plus cher. Il est full-size, il a une énorme batterie, il possède un écran, une molette, une structure gasket, du tri-mode, du PBT… la fiche technique fait saliver. Mais après plusieurs jours d’utilisation, qu’en est-il réellement ? Spoiler : il m’a bien surpris.

Test du clavier Epomaker TH108 Pro 1
Epomaker TH108 Pro
Prix constaté

99,99$

Test du clavier Epomaker TH108 Pro 2

Une construction massive mais soignée

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Le TH108 Pro ne cherche pas à paraître discret. On le sort de la boîte, on le pose sur le bureau… et il ne bouge plus. Avec ses 1,1 kg sur la balance, c’est un vrai pavé. On sent immédiatement que ce n’est pas un clavier gaming plastique à 40 €. La structure épaisse en ABS inspire une confiance presque “industrielle”. Ça ne grince pas, ça ne creuse pas, ça ne tord pas. On est dans le solide, propre et durable.

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Les touches en PBT double-shot en profil Cherry, elles aussi, en imposent. La texture légèrement rugueuse est parfaite pour éviter les doigts qui glissent, et surtout, l’inscription ne s’effacera jamais. J’aime ce type de keycaps parce qu’ils vieillissent bien, tant visuellement qu’au toucher. Le rétroéclairage south-facing garantit que les légendes restent parfaitement lisibles, même avec un éclairage RGB fort ou dans une pièce sombre.

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En dessous, deux pieds réglables sur deux niveaux modifient l’angle de frappe. Le petit détail qui fait sourire : le dongle 2,4 GHz rangé proprement sous le pied gauche. On sent que le design a été pensé par quelqu’un qui utilise vraiment ses claviers au quotidien.

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L’écran qui change tout : utile, fun, immédiat

On pourrait croire que cet écran TFT en haut à droite est un gadget, une fantaisie. Ce serait une erreur. Au lieu de flinguer son ergonomie, Epomaker l’a intégré intelligemment. Le duo écran + molette est très intuitif : j’ai pu jeter un œil à l’heure, surveiller l’autonomie restante, basculer l’éclairage dans un mode plus discret ou même afficher une petite animation personnalisée, le tout d’un geste fluide avec la molette.

Dans les faits, cela permet d’éviter d’ouvrir un logiciel, de fouiller dans dix menus ou de jouer avec des combinaisons de touches qu’on oublie instantanément. C’est un accessoire qui rend l’expérience plus plaisante. Rien de révolutionnaire, mais un confort précieux quand on l’utilise tous les jours.

Une connectivité vraiment universelle

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J’ai toujours été frustré par les claviers “sans-fil” qui déçoivent dès qu’on lance un jeu. Ici, l’approche est claire : on veut le meilleur des trois mondes.

Sur USB-C, le clavier tourne à 1000 Hz avec une latence quasi imperceptible. En 2,4 GHz, on reste très proche du filaire avec 5 ms annoncées. Le Bluetooth, lui, passe à 125 Hz et 11 ms : parfait pour de la saisie sur tablette, moins pour du gaming compétitif.

Mais ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est le switch hardware en façade : un glissement pour passer de Windows à macOS, ou pour changer de mode. Pas de logiciel pour juste taper une lettre. Tout est instantané.

La batterie, maintenant. Elle mérite un chapitre à elle seule. 10 000 mAh. Dans un clavier. C’est plus que certains smartphones d’entrée de gamme. En pratique, je l’ai utilisé en gaming sans-fil et RGB actif pendant plusieurs jours sans recharge. En Bluetooth et sans éclairage, on parle d’une autonomie qui se compte en semaines. J’avais presque oublié que ce clavier avait un port USB.

Une frappe moelleuse, absorbée, étonnamment haut de gamme

Le vrai plaisir du TH108 Pro se découvre dès qu’on commence à taper. Epomaker n’a pas fait semblant : montage gasket + 5 couches d’amortissement, plate et PCB avec flex-cuts, mousse IXPE, mousse Poron, silicone… On se retrouve avec une acoustique très propre, très contrôlée, un son qui descend dans les graves au lieu de claquer dans les oreilles.

Les switches Creamy Jade installés sur mon modèle donnent un son “thocky” satisfaisant, avec assez de réponse pour sentir la frappe sans la rendre agressive. C’est un son rond, dense, ni cheap ni métallique. La barre espace en particulier est soyeuse, ce qui n’est pas le cas de tous les claviers dans cette gamme.

L’autre option, les Sea Salt Silent V2, vise les utilisateurs nocturnes. Ils sont tellement silencieux qu’un testeur les compare à un clavier fantôme : parfait si tu ne veux pas réveiller ton coloc ou ton compagnon à 2h du matin pendant un raid.

Les stabilisateurs sont plate-mounted, mais franchement très bien réglés. Aucun ping, aucun clac parasite : un bon point pour l’usine Epomaker.

Gaming : ça répond vite, mais il faut penser au layout

En 2,4 GHz, j’ai pu enchaîner du FPS sans avoir l’impression de taper dans la semoule. La réactivité est bonne, stable, loin de l’expérience Bluetooth. Aucun ghosting grâce au NKRO. Ceux qui jouent vite, très vite même, ne se sentiront pas freinés.

Attention toutefois : layout QWERTY US uniquement à l’heure actuelle. Sur Windows, un simple changement de disposition règle tout. Mais si tu utilises des binds physiques en AZERTY sans adaptation, tu risques d’être surpris…

Un logiciel complet, mais pas sexy

Je ne vais pas te mentir : l’interface du driver n’a rien d’Apple-like. Mais elle fait tout ce qu’on lui demande :

  • remapping total
  • macros
  • réglage avancé du RGB
  • configuration de l’écran
  • mise à jour firmware

Une fois le clavier configuré, on n’a quasiment plus besoin de la rouvrir grâce à la molette et au TFT. Ce qui est plutôt bon signe. C’est toujours le même logiciel, il reste efficace.

Un clavier pensé pour durer

Le TH108 Pro n’est pas un projecteur RGB ambulant, même si son éclairage est très propre. Ce clavier veut t’accompagner longtemps : structure stable, capteurs lubrifiés d’usine, keycaps PBT double-shot, montage gasket, batterie gigantesque. On le sent dès les premières heures. Ce n’est pas un jouet, c’est un outil.

Ce n’est pas pour autant un clavier élitiste. Il est hot-swappable en 5-pin, compatible avec la grande majorité des switches du marché. On peut le faire évoluer, le personnaliser, jouer avec les sonorités. Un clavier qui vit, qui s’adapte, c’est toujours bon signe.

Quelques bémols… parce que personne n’est parfait

Je le redis : pas d’AZERTY pour le moment, ce qui exclut une partie du public francophone. Le châssis est solide, mais du coup lourd : on ne l’embarque pas en coworking facilement. Et même si le son est excellent, les puristes remarqueront l’absence de stabilisateurs screw-in. Rien de dramatique, mais ça explique une petite limite dans la quête du son “custom parfait”.

Pour le prix, il faut replacer tout ça dans son contexte : moins de 100 $. La concurrence, à ce tarif, propose souvent des claviers creux, bruyants et sans aucune personnalité. Ici, on a un produit clairement premium dans sa philosophie.

Verdict : un best-buy pour ceux qui veulent tout à la fois

Ce TH108 Pro est un clavier qui ne fait pas semblant et qui réussit là où beaucoup échouent : il est à la fois plaisant, efficace, silencieux, ultra-complet et vendu à un prix très sage. C’est typiquement le clavier qui transforme une habitude en petit plaisir quotidien. Celui qui donne envie de taper un message un peu plus long que prévu, juste parce que le son est agréable.

Si tu aimes les claviers qui “vivent”, qui sonnent bien, qui ne font pas de compromis sur l’autonomie et qui te donnent plus d’options que tu n’en utiliseras vraiment, tu vas l’adorer.
Et si tu bosses la journée et que tu game le soir, tu n’auras pas besoin de choisir.

Les plus

  • Une frappe fantastique grâce au gasket + 5 couches d’amortissement
  • Batterie colossale, autonomie très longue en sans-fil
  • Full-size complet avec écran TFT et molette efficace
  • Switches bien lubrifiés, son propre, grave, satisfaisant
  • Tri-mode ultra simple à basculer et réactif en jeu
  • Matériaux durables : PBT double-shot, structure rigide
  • Hot-swap total → le clavier évolue avec toi

Les moins

  • Seulement disponible en QWERTY pour l’instant
  • Assez lourd si tu changes souvent de setup
  • Logiciel efficace mais visuellement daté

Pour qui ?

Ce clavier est parfait si tu veux un seul clavier pour tout faire : écrire, produire, travailler, streamer, jouer en ligne et tout ça sans réveiller qui que ce soit. Il trouvera sa place dans un bureau soigné comme dans une config gaming RGB très assumée.
Si tu es accro au clicky ultra-bruyant, passe ton chemin.
Si tu veux un AZERTY : patiente ou prends un autre modèle.

Mais si tu veux un excellent full-size sous la barre des 100 €, le TH108 Pro est tout simplement l’un des meilleurs candidats possibles aujourd’hui.

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